Sur la rive gauche du Bélon en ce jour de fête au port moëlanais
Le 12 septembre 2026 « au programme : Pour cette 40ème édition, la formule est élargie d’activités orientées vers une meilleure connaissance du Bélon avec l’intervention de l’association « Rivières et bocage »… affiche le quotidien.
Très belle journée de fin d’été … Une trentaine d’adultes et de jeunes enfants ont saisi notre invitation pour découvrir cet estran accessible seulement lors de grandes marées.
Le boulevard de sable mène vers l’herbier de plantes vertes plongeant vers le chenal de la rivière. Parfois confondues avec des algues, ces plantes dissimulent des épis de fleurs en début d’été. Ce sont des zostères marines (famille des zostéracées).
Pour en savoir davantage, cliquer sur ce lien :
https://doris.ffessm.fr/Especes/Zostera-marina-Zostere-marine-695/(rOffset)/15
Cet article nous apprend tout sur cette plante commune le long du Bélon, jouant le rôle de nurserie et de résidence pour de nombreux animaux de toute taille. Cette sortie a été une découverte pour beaucoup de personnes en ce qui concerne l’intérêt de ce biotope riche en espèces animales : nombreuses limaces de mer et leur ponte, jeunes seiches, étoiles de mer, crabes, petites « araignées » (macropodes), minuscules caprelles, nymphons…
Mais la vedette a été, l’hippocampe, petit poisson s’attachant aux herbes par sa queue et dont la bouche, située à l’extrémité d’une courte trompe, aspire goulûment les petits crustacés marins.
En voie de raréfaction, trop souvent à cause de l’homme, c’est une espèce à protéger si on souhaite la rencontrer à nouveau…
https://doris.ffessm.fr/Especes/Hippocampus-guttulatus-Hippocampe-mouchete-302/(rOffset)/0
Tous les herbiers de zostères, de posidonies et autres plantes à fleurs, marines, sont reconnues d’intérêt patrimonial et donc protégés. Ici un arrêté préfectoral de 2013 interdit la pêche à pied de vers, mollusques et oursins.
Notre observation s’est ensuite portée sur les rochers bordant la « plage » et longeant de chemin côtier en direction de l’estuaire.
Les huîtres envahissent les rochers.
Sous les Fucus (algues brunes) vivent et se reproduisent de nombreuses limaces orangées de quelques centimètres et dont le panache de branchies au bout de leur corps se déploie dans l’eau.
D’autres animaux coloniaux (Bryozoaires, Tuniciers) de couleurs variées, très petits, s’étalent, agrippés à leur leur support, intermédiaires entre le microplancton qu’ils consomment et d’autres animaux qui les broutent… Ainsi chaque espèce a sa place, son rôle, donc son importance dans cet environnement dense, riche, aux multiples chaînes alimentaires se mêlant en réseaux trophiques complexes.
En ce jour de fête, voici un autre cadeau de la mer pour tous… Une limace bleue et jaune va faire l’étonnement et l’admiration de chacun. Voici la Doris cantabrique (5 à 6 cm) une nouvelle résidente jamais repérée en cet endroit.
https://doris.ffessm.fr/Especes/Felimare-cantabrica-Doris-cantabrique-222/(rOffset)/0
Que peut-on ajouter ?
Cet espace de temps dans un milieu féérique partagé en groupe d’adultes, de jeunes, d’enfants, autour du Vivant, végétaux et animaux (beaux ou “moches” en apparence) a une valeur différente pour chacun. Nous souhaitons qu’il vous a fait plaisir.
NB : dimanche 13, dans des conditions proches de la veille, l’hippocampe et la limace bleue sont restés à l’abri des regards curieux.