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Extension de la porcherie de Goulet-Riec, où en sommes-nous ?

Au printemps dernier, Rivières et Bocage et Eau et Rivières de Bretagne avaient sollicité votre soutien pour financer un recours judiciaire contre l’extension de la porcherie de Goulet-Riec. 

Extension de la porcherie de Goulet-Riec, recours conjoint de Rivières et Bocage et d’Eau et Rivières de Bretagne

Une mobilisation exemplaire

Signe de l’émoi provoqué dans la population par ce projet d’extension, 85 % des fonds nécessaires à notre action en justice ont été collectés en trois semaines. Aujourd’hui le recours en première instance est intégralement financé (6600 €) et la poursuite de vos dons nous permet d’engager le financement d’un recours en appel en cas de rejet*. Votre soutien montre votre détermination à protéger nos rias et rend possible notre action.

Un grand merci à tous les contributeurs.

Où en est la procédure ?

  • Un recours sommaire a été déposé par notre avocat le 28 décembre 2025, puis complété le 27 février 2026, dans les délais fixés par le Tribunal administratif de Rennes ;
  • La préfecture du Finistère a répondu le 27 avril 2026 ;
  • L’avocat de l’exploitant s’est également exprimé à deux reprises : les 13 février et 22 mai 2026 ;
  • Pour répondre point par point aux arguments avancés par la préfecture et l’exploitant, nous avons déposé mi-juillet un mémoire complémentaire ;
  • Le 26 août, le préfet déposait un troisième mémoire en défense.

Perspectives

À ce stade, plusieurs éléments solides jouent en notre faveur, dont deux principaux :

  1. Le projet n’a été instruit que sous le régime l’enregistrement et non de l’autorisation**, alors même que la sensibilité environnementale du site est avérée. Contre toute logique, cette sensibilité a été jugée faible par l’État.
  2. Une question essentielle est posée : les installations classées peuvent-elles s’affranchir d’une réglementation prise au titre de la santé publique qui interdit, sur le périmètre de protection du gisement du Bélon, « tout dépôt ou déversement solide ou liquide susceptible de nuire à la qualité hygiénique des produits ostréicoles ». Les épandages de lisier sont incontestablement de ceux-là. (Voir notre article Charles de Gaulle, premier défenseur du Bélon).

Nous estimons que ces éléments devraient conduire le tribunal à annuler la procédure d’autorisation.  Les délais de ce tribunal pour statuer restent incertains mais le jugement devrait en principe intervenir avant dix mois.

Nous vous tiendrons bien sûr informés de la suite de la procédure.

* Notons qu’à compter de juillet 2026, un décret supprime la possibilité de faire appel pour ces contentieux environnementaux. Il raccourcit également les délais pour contester, ceci au prétexte de la souveraineté alimentaire. En réalité il est clair que l’objectif est de restreindre les possibilités d’action des associations environnementales.
** Il existe trois régimes d’instruction selon l’importance de l’activité et la sensibilité du milieu, du plus simple au plus strict : La Déclaration, l’Enregistrement et l’Autorisation. Le dernier régime nécessite une évaluation environnementale approfondie.

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