Vie municipale

Elections municipales – Les réponses des candidats aux questions de Rivières et Bocage

Lors de deux réunions, le 13 décembre et 17 janvier qui ont rassemblé une trentaine de personnes, nous avons défini un ensemble de questions à adresser à chacune des listes des communes suivantes : Clohars-Carnoët, Moëlan-sur-Mer, Riec-sur-Bélon, Baye, Mellac, Le Trévoux et Bannalec. Les  questions portaient uniquement sur quelques problèmes environnementaux.

Voici les réponses qui nous sont parvenues :

Réponses des candidats

Riec-sur-Bélon, réponse de la liste Riec Terre d'avenir

Je prends le temps ici de répondre à vos questionnements, avec un grand intérêt.

Il est à noter que les propositions ci-dessous restent des engagements qui seront à développer tout au long du mandat en s’adaptant aux évolutions du territoire. Aussi, allons rapidement sur les sujets qui nous préoccupent respectivement :

Les moyens et plans d’actions envisagés pour améliorer la qualité des eaux de nos rivières et rias, des eaux de baignade et celle du réseau d’eau potable :

  • Pour des raisons environnementales, économiques en lien avec la filière ostréicole et des enjeux de santé publique, nous souhaitons continuer d’agir pour améliorer la qualité de l’eau que nous consommons autant que celles de nos Rias ;
  • Concertations avec les acteurs impliqués dans le cadre des ZAES (services de la préfecture et de Quimperlé Communauté, ostréiculteurs, agriculteurs, plaisanciers, élus) pour définir un plan d’actions sur le Bélon ;
  • Veiller à la mise en œuvre et au respect des engagements de ce plan d’actions ;
  • Concertation avec les acteurs touristiques d’hébergement et les services de la préfecture pour rechercher des solutions d’assainissement adaptées aux différents sites ;
  • Appui des décisions de Quimperlé Communauté sur les évolutions nécessaires visant l’amélioration du fonctionnement des installations d’assainissement (station, pompes, réseaux…) de Riec-sur-Bélon et particulièrement de l’utilisation des anciennes lagunes des Kaolins pour la mise en place d’une filière spécifique en cas de fortes pluies. D’ores et déjà, le schéma directeur assainissement prévoit 2,2M€ d’investissement à Riec-sur-Bélon d’ici à 2028 sur ces enjeux ;
  • Accompagner et soutenir les ostréiculteurs dans l’adaptation de leurs pratiques pour maintenir leur activité ;
  • Poursuivre la planification des travaux sur les réseaux d’eaux usées = plan pluriannuel établi avec Quimperlé Communauté.

Les publications sur les résultats des mesures de la qualité de ces eaux sur le site internet de la commune, et autres lieux d’affichage, et notamment les alertes et interdictions :

  •  Améliorer la communication pour la qualité des eaux des Rias et surtout dès lors que les résultats conduisent à une interdiction de pêche à pied. La communication se fera, comme aujourd’hui, sur notre site internet, les réseaux sociaux et sur les sites géographiques concernés ;
  • Les éléments de contrôle de la qualité de l’eau potable distribuée sont d’ores et déjà notifiés avec la facture. Toutefois, en lien avec Quimperlé Communauté qui assume cette compétence, nous veillerons à une meilleure information des usagers, idéalement à l’échelle du territoire ;
  • Au-delà de la publication de résultats, il nous semble important d’accompagner la lecture et la compréhension par les citoyens. Les modalités seront à définir en concertation, avec le souci de la pédagogie.

L’information sur les données disponibles sur les zones et droits d’épandage de lisier, sur l’utilisation des produits phytosanitaires dont les pesticides :

  • Nous avons une connaissance limitée des zones et droits d’épandage à ce jour, uniquement en lien avec les dossiers sur lesquels l’avis du Conseil municipal est sollicité. Il nous parait important d’améliorer cette lisibilité, ce que nous avons essayé de faire sur ce mandat en lien avec la DDTM. Nous poursuivrons cet axe de travail ;
  • La sensibilisation de la population autour des produits phytosanitaires peut prendre plusieurs formes et peut s’attacher à différents publics cibles : usagers du cimetière (dont le désherbage est toujours un sujet de forte exigence pour eux), du terrain de foot (zéro phyto), la gestion des espaces publics d’abord mais aussi sensibilisation sur les espaces privatifs, l‘agriculture.

Objectif d’atteindre 50% de part de bio dans lalimentation sur notre territoire et d’accorder la préférence aux produits dorigine locale, dans les cantines, la restauration collective (Loi Egalim) :

  • Notre priorité est tournée aujourd’hui vers les circuits courts pour alimenter la cantine. Pour fournir les 300 repas/jour, nous travaillons de plus en plus avec des produits frais, et donc nous mettons les moyens humains et financiers nécessaires pour la préparation des repas.
  • Près de 30% de notre approvisionnement est Bio, 100 % de viande française. Nous savons que nous pouvons faire encore plus, encore mieux ; et nous le ferons.

Les propositions pour faciliter laccès de la population à ces denrées :

  • Développer les paniers solidaires (ex avec Optimism dont une partie pourrait être pris en charge par le CCAS) + glanage solidaire ;
  • Améliorer la connaissance sur les produits locaux et lieux de ventes/ventes directes : moments conviviaux dans les fermes, animations, fête du patrimoine agricole, épicerie solidaire, actions autour de la préparation culinaire, de la saisonnalité…

Les engagements pour préserver le bocage, les bois, les zones humides, les arbres, les chemins ruraux, et le respect de la biodiversité dans l’entretien de la voirie et des espaces publics :

  • Le PLUi recense l’essentiel de ce patrimoine naturel. Certains éléments peuvent cependant manquer et les contributions associatives et citoyennes sont utiles. Les règles mises en place, plus exigeantes qu’auparavant, doivent sans relâche faire l’objet de pédagogie et si nécessaire de sanctions ;
  •  Nous souhaitons également organiser des temps d’échanges de pratiques invitant différents publics sur la taille des haies, la fauche tardive…

Les engagements pour stopper, et même réduire, l’artificialisation des sols, en particulier la bétonisation et veiller à la végétalisation des espaces publics comme les cours d’école :

  • Réflexion pour la recherche d’un équilibre entre la politique de logement et la responsabilité environnementale ;
  • Le PLUi de Quimperlé Communauté est un document déjà ambitieux sur ces sujets. La révision en cours porte les objectifs de limiter davantage l’étalement urbain, préserver des espaces agricoles, intégrer des exigences plus fortes pour des constructions plus « réchauffement climatique compatibles » … Nous avons soutenu et soutiendrons ces évolutions du PLUi ;
  • Végétalisation des espaces publics : rues, trottoirs, cours d’écoles, façades et toit de maisons… au-delà de l’aspect esthétique, nous savons combien ces îlots de fraicheur ont un impact sur notre santé et celle des plus fragiles (enfants, personnes atteintes d’une affection de longue durée et personnes âgées).

Concilier les attentes de la population et la préservation de la biodiversité dans la gestion de l’éclairage public :

  • Il nous semble indispensable d’organiser des concertations entre citoyens et personnes ressources pour mener une réflexion éclairée par des apports factuels autour de ce sujet. S’il le respect de la nature est précieux, il est important de permettre aussi des déplacements sécurisés pour les citoyens ;
  • Réflexion sur les éclairages passifs également.

Présenter et mettre en débat tout projet immobilier, industriel ou agricole d’importance :

  • Tout projet agricole et industriel important est déjà soumis à des procédures formalisées de consultation publique. La commune joue sa part sur ces procédures, en prônant le dialogue apaisé et l’information du public. Lorsque son avis sera sollicité, elle procédera à l’audition des parties prenantes avant avis du Conseil municipal ;
  • Les projets d’urbanisme et d’aménagement à l’initiative de la commune (ou des partenaires) font et feront toujours l’objet de concertations avec les citoyens.

Lutter contre le réchauffement climatique et comment pensez-vous réduire les gaz à effet de serre :

  • Ces actions portent autant sur nos services et agents municipaux que sur les citoyens ;
  • Agir pour la sobriété énergétique ;
  • Agir pour faciliter les déplacements actifs (marche, vélo) ;
  • Agir pour une alimentation locale et de qualité ;
  • Agir pour diminuer la production de déchets ;
  • Ces actions s’inscrivent également dans le cadre de la mise en œuvre du plan climat (PCAET) de Quimperlé Communauté. La mise à jour de celui-ci, au début du prochain mandat, va permettre d’actualiser les objectifs et le plan d’action.

Voici une présentation rapide des actions que nous envisageons dans le cadre de notre programme. Nous serions très intéressés que, en retour, vous puissiez nous faire part de vos préconisations sur ces différents sujets.

Cécile Henné

Candidate Tête de liste – Riec, Terre d’avenir.

 

Moëlan-sur-Mer, réponse de la liste Moëlan autrement

 “Les thématiques que vous listez dans votre courrier, la qualité de l’eau de nos rias, la préservation du bocage et de la biodiversité, l’artificialisation des sols, l’agriculture, l’alimentation dans nos cantines, l’éclairage public, le climat sont des enjeux très importants pour notre liste et partagés par de nombreux moëlanaises et moëlanais. Ces sujets sont remontés lors des différentes réunions de concertation que nous avons menées en janvier et février… Toutefois, nous avons fait le choix avec mes colistiers de ne pas répondre aux questions thématiques qui nous ont été adressées individuellement par des organisations ou des associations…

Nos priorités en matière d’environnement sont listées dans notre programme diffusé depuis le samedi 14 février et disponible sur notre site internet https://moelan-autrement.bzh. Nous présenterons notre programme aux moëlanaises et moëlanais le samedi 7 mars de 14h30 à 16h30, en accès libre, à la MLC et le mardi 10 mars de 20h à 22h à l’Ellipse.”

 

Moëlan-sur-Mer, réponse de la liste Moëlan partageons l'avenir

Nous sommes heureux de développer, à votre demande, nos propositions faisant écho à votre attachement à la qualité de l’eau des rivières et des rias, au bocage, à la santé des citoyens ainsi qu’au cadre de vie exceptionnel de notre territoire.
Notre avenir dépend de notre environnement. Au sein du groupe « Moëlan, partageons l’avenir ! », nous sommes convaincus que la commune doit prendre toute sa part dans la transition écologique et sociétale.
Artificialisation des sols, surconsommation des ressources, pollution des milieux, dérèglements climatiques… : toutes ces problématiques sont pleinement prises en compte dans notre projet municipal.

De notre point de vue, la future municipalité aura en effet un rôle essentiel à jouer pour :

  • Promouvoir des modes de vies respectueux des limites de la planète ;
  • Lutter contre les dérèglements climatiques ;
  • Protéger les administrés contre la précarité et les effets néfastes pour la santé de certaines pollutions.

Nous accordons une part importante de notre programme à la gestion, à la protection et à l’amélioration de notre environnement, des sujets qui tiennent particulièrement à coeur aux membres de votre association.
Vous trouverez en pages suivantes nos réponses aux questions que vous nous avez adressées dernièrement

Quels sont les moyens et plans d’actions envisagés pour améliorer la qualité des eaux de nos rivières et rias, des eaux de baignade et celle du réseau d’eau potable ?
De multiples diagnostics ont été réalisés ces dernières années pour identifier les origines de pollutions bactériennes issues des divers assainissements. Des travaux de rénovation des réseaux moëlanais sont planifiés avec Quimperlé Communauté à hauteur de 7,2 millions d’euros d’ici 2035. De plus, des injonctions de mise en conformité aboutissent actuellement à des travaux pour les assainissements non collectifs.
Cependant, certains points posent encore problème et des diagnostics complémentaires visant à identifier l’origine précise des pollutions sont en cours (ZAES – zone à enjeu sanitaire – du Bélon).
Par ailleurs, nous envisageons une gestion intégrée des eaux pluviales sur les réseaux, source de pollution connexe à hydrocarbures et métaux lourds. Ces travaux interviendront pour les futurs aménagements et travaux de voirie, selon un programme et une priorisation à définir.
Concernant l’agriculture, le respect du cadre réglementaire et du suivi est de la compétence de la DDTM. Des restrictions existent sur la bande littorale et nous sommes conscients que la gestion des amendements est perfectible. À ce jour, les analyses permettent de tracer les origines de pollution bactérienne (humaine, élevage, faune sauvage…) et facilitent grandement le diagnostic.
Concernant le réseau d’eau potable, celui-ci est de bonne qualité, avec un rendement très satisfaisant (très peu de fuites). Et la sécurité de l’approvisionnement sera réalisée par l’interconnexion des réseaux de Quimperlé et de Riec via Moëlan (travaux en cours).

Vous engagez-vous à publier régulièrement les résultats des mesures de la qualité de ces eaux sur le site internet de la commune, et autres lieux d’affichage, et notamment les alertes et interdictions ?

Les informations relatives aux classements officiels et les résultats des analyses microbiologiques réalisées durant la saison balnéaire sont publiés sur le site Internet « Baignades » du ministère chargé de la Santé : baignades.sante.gouv.fr. Ces résultats font aussi l’objet d’un affichage réglementaire sur les panneaux aux abords des plages, même si la disparition de ces données est parfois constatée.
Pour le mandat à venir, nous avons prévu :

  • d’améliorer le système d’affichage sur site aux abords des plages ;
  • de relayer les résultats d’analyse sur le site Internet de la commune et de les archiver afin de conserver une traçabilité ;
  • de relayer les résultats d’analyse via l’application mobile de la commune ;
  • d’informer en temps réel sur les interdictions de pêche à pied via le site Internet de la commune et surtout via son application mobile (système d’alerte) ;
  • d’installer un système d’affichage aux abords du Gorgen, accès prisé en matière de pêche à pied dans le Bélon.

Vous engagez-vous à rendre publiques, sur le site internet communal, les données disponibles sur les zones et droits d’épandage de lisier, sur l’utilisation des produits phytosanitaires dont les pesticides ?
Les données que vous évoquez sont en effet du domaine public et accessibles en ligne, notamment sur le suivi des achats de pesticides. Concernant les plans d’épandage (lisier et boues de stations publiques ou privées), ces documents sont accessibles auprès de la DDTM, par exploitation, en toute transparence.
Nous ne voyons pas l’intérêt de relayer ces informations relevant de la gouvernance de l’État. Notre posture n’est pas de cliver ou de nuire à des exploitations dont certaines, en agriculture biologique, relèvent de ces plans, directement ou indirectement.
Néanmoins, il nous importe d’intervenir dans le strict cadre de la police du maire, sur le non-respect de modalités édictées par la préfecture.
Nous souhaitons établir une relation d’écoute et de concertation entre le secteur agricole et les citoyens, cela afin de favoriser des pratiques adaptées aux enjeux environnementaux. La vigilance s’impose pour palier des comportements inappropriés, de part et d’autre, et favoriser un apaisement nécessaire sur ce thème de l’agriculture.

Avez-vous comme objectif d’atteindre 50 % de part de bio dans l’alimentation sur notre territoire et d’accorder la préférence aux produits d’origine locale, dans les cantines, la restauration collective (Loi Egalim) ? Quelles sont vos propositions pour faciliter l’accès de la population à ces denrées ?
Le respect de cette loi et le soutien à la dynamique de production locale comptent parmi les priorités du prochain mandat.
Nous visons une alimentation la plus saine et locale possible dans la restauration collective. L’objectif phare de la loi Egalim (à savoir 50 % de produits durables et de qualité dont 20 % de bio) a été quasiment atteint en 2024 avec 31% de produits bio et 13 % de produits sous signe de qualité, soit 44 % au total. Les données 2025 définitives sont en cours de réception auprès de nos fournisseurs avant saisie complète sur macantine.gouv. Nous pourrons vous les communiquer dès les chiffres définitifs connus.
L’amélioration des résultats en la matière passe par la sensibilisation et la formation du personnel, l’adaptation au Code des marchés publics et une structuration de la filière d’approvisionnement (fournisseurs et première transformation).
Un vœu sera d’ailleurs présenté au conseil municipal du 11 février prochain rappelant que la commune souhaite inscrire son action dans une démarche de transition alimentaire durable et tout mettre en œuvre pour favoriser le développement progressif de filières locales d’approvisionnement viables, en veillant à la juste rémunération des agriculteurs.
Par ce vœu, le conseil municipal sera appelé à se prononcer en faveur d’une harmonisation du droit européen ouvrant notamment la possibilité du libre choix de la procédure pour 50 % du volume d’achat annuel de denrées alimentaires, sous réserve d’une exigence de produits de qualité émanant de productions situées dans un périmètre précis où se trouve le consommateur final. Le conseil municipal de Moëlan-sur-Mer formulera également le vœu que l’État continue de soutenir les communes et les intercommunalités dans leur effort de structuration de filières de production locales
durables. À cet égard, il est indispensable que l’État soutienne les collectivités engagées dans des projets alimentaires territoriaux (PAT), ce qui est le cas de Quimperlé Communauté.

Quels sont vos engagements pour préserver le bocage, les bois, les zones humides, les arbres, les chemins ruraux, et le respect de la biodiversité dans l’entretien de la voirie et des espaces publics ?
Les espaces verts seront gérés sur un plan de gestion différenciée dès le début du prochain mandat. Cette gestion sera associée à la mise en place d’une charte de l’arbre (avec votre concours, à travers l’inventaire des arbres) et à un barème de valeur des arbres publics, visant à inclure une valeur d’aménité en cas de destruction ou de blessure d’un de ces sujets.
Concernant le bocage et les zones boisées : les Codes de l’urbanisme, de l’environnement, les diverses servitudes et le dispositif BCAE (Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales) induisent des règles de protection et de bonnes pratiques à mieux communiquer (rôle de la charte de l’arbre), pour mieux préserver.
À défaut, des sanctions seront appliquées selon les modalités prévues par la loi.
Néanmoins, la coupe, si elle s’inscrit dans une gestion durable (documents de gestion à l’appui), n’est pas prohibée ! Nous ne pouvons pas sanctionner un cadre d’intervention préalablement accordé par des autorités compétentes, mais possiblement vérifier la conformité des travaux effectués et faire remonter de potentielles incohérences.
La police municipale ne peut verbaliser qu’au titre du Code de l’environnement et du Code de l’urbanisme. Le Code forestier relève de la compétence de la DDTM, qu’il nous est possible d’alerter.

Quels sont vos engagements pour stopper, et même réduire, l’artificialisation des sols, en particulier la bétonisation et veiller à la végétalisation des espaces publics comme les cours d’école ?
L’infiltration des eaux de ruissellement de surface permet de désengorger les réseaux unitaires et de réduire les pollutions de cours d’eau. De fait, cette politique de gestion des sols (désimperméabilisation et végétalisation) s’inscrit dans notre programme de  façon transversale sur les volets aménagement et environnement.
Une commune ne peut vivre sans une politique du logement démographiquement et socialement adaptée, avec des projets de densification sur l’existant, plus cohérents sur les plans économiques et environnementaux. Les strates végétales doivent occuper une place essentielle dans ces projets, pour mieux aborder les enjeux contemporains du changement climatique : îlots de fraîcheur, biodiversité et gestion de l’eau.

Comment comptez-vous concilier les attentes de la population et la préservation de la biodiversité dans la gestion de l’éclairage public ?
Au titre de son pouvoir de police, le maire a pour mission de veiller à « la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques », ce qui comprend notamment « l’éclairage » (article L2212-2 du CGCT – Code général des collectivités
territoriales). L’exercice consistant à assurer la sécurité de tous les usagers et la biodiversité nécessite un diagnostic au réajustement permanent ainsi que des investissements lourds.
En ce sens, la commune a débuté une transformation de son mode d’éclairage sur le précédent mandat :
• enseignes et panneaux publicitaires éteints la nuit (le RLPi adopté pendant ce mandant en conseil communautaire régule notamment ce point) ;
• le passage aux LED (moins impactant pour la biodiversité) de l’ensemble des points lumineux de la commune est amorcé et devrait être effectif en 2026, mais un travail sur l’adaptation de l’intensité des lampes reste à affiner en collaboration avec le SDEF, prestataire de la commune en la matière.
L’éclairage passif (catadioptre et peinture) sera à intégrer aux futurs projets d’aménagement.
La périodicité de l’éclairage sera probablement réadaptée aux différents diagnostics environnementaux à venir. Comme engagé au cours du mandat 2020-2026, la prochaine municipalité devra veiller à adapter cette amplitude horaire de l’éclairage public dans une
démarche de transition écologique, tout en s’attachant à préserver les usages collectifs.

Vous engagez-vous à présenter et mettre en débat tout projet immobilier, industriel ou agricole d’importance ?
Nous pensons inscrire la concertation des riverains dans tout projet d’envergure. Notre programme à venir stipule en effet : « Dans le cadre d’une charte à élaborer, encadrer les projets d’aménagement et d’urbanisme et imposer la concertation avec les riverains. »
S’agissant des projets industriels et agricoles, ils sont déjà soumis à enquête publique.

Quelles seront vos actions pour assurer que les règles du PLUi soient respectées et appliquées ?
La police du maire est renforcée sur ce thème (loi du 27 décembre 2019). Des actions de mise en conformité ou pénales sont de son ressort. Cela concerne le bâti et le végétal, auquel vous faites probablement allusion, et préalablement développé (talus, Espaces Boisés Classés, etc.).
En complément, des tarifs d’astreinte en cas d’infraction aux règles d’urbanisme ont été votés lors du conseil municipal du 18 décembre 2025 (délibération N° 2025-126).

Vous engagez vous à lutter contre le réchauffement climatique et comment pensez- vous réduire les gaz à effet de serre ?
Notre programme est élaboré sur le thème des transitions qui s’imposent, préoccupations majeures à travers une politique de diagnostic et de prospective. La lutte contre les gaz à effet de serre (dioxyde de carbone et méthane) est planifiée sur les thèmes énergie- mobilité-participatif. Nous souhaitons par ailleurs inscrire plus fortement l’action de lacommune dans le PCAET (Plan Climat Air Énergie territorial) de Quimperlé Communauté.
En conclusion, nous souhaitons poursuivre le travail amorcé avec RBBBM, dans la transparence, la réflexion et la confiance, mais aussi sur le volet action, avec des initiatives de terrain concrètes telles que le relevé du patrimoine arboré débuté il y a un an, le suivi plancton, et la lutte contre le frelon asiatique qui, comme vous le savez, en un enjeu important pour la préservation de notre biodiversité.
Nous nous engageons aussi à transmettre à votre association les profils de baignade actualisés durant le mandat 2020-2026 pour les plages de Kerfany et de Trenez.
Le projet de réalisation de panneaux pédagogiques pérennes destinés à sensibiliser le grand public à la fragilité des milieux littoraux, projet qui tient à cœur à votre association, est également inscrit à notre programme.
Bien sûr, il faut garder à l’esprit que la multiplicité des intervenants impose une temporalité et des protocoles avec lesquels nous devrons composer, pour préserver et améliorer notre cadre de vie.
Comme nous l’avons montré au cours du mandat qui s’achève, nous concevons la collaboration avec le monde associatif comme nécessaire et particulièrement fructueuse lorsque chacun fait preuve d’engagement et de mesure…

Gwenaël Herrouet, Franck Chanvril, Xavier Le Bris, Christelle Fénéon

Pour le groupe « Moëlan, partageons l’avenir ! »

 

Clohars-Carnoët, réponse de la liste CAP KLOAR

La liste Cap Kloar nous a répondu brièvement par mail, le 25 février,  sans donner de réponses à nos questions :

Dans un esprit d’écoute et de respect du débat démocratique, nous avons pris le temps d’étudier attentivement vos questions et d’y apporter des réponses réfléchies, témoignant de l’importance que nous accordons à ces sujets. Toutefois, dans le contexte particulier d’une campagne électorale municipale, nous sommes attachés à préserver le dialogue ouvert et collectif et nous avons fait le choix, par souci d’équité et de cohérence, de ne pas répondre de manière individuelle aux sollicitations d’associations lorsque les réponses sont destinées à être rendues publiques…

Michael THOMAS

 

Clohars-Carnoët, réponse de la liste Vivre ensemble à KLOAR

Quels sont les moyens et plans d’actions envisagés pour améliorer la qualité des eaux de nos rivières et rias, des eaux de baignade et celle du réseau d’eau potable ?
La reconquête de la qualité des eaux de la Laïta fait partie de nos engagements forts.
Nous accompagnerons la mise en œuvre de la ZAES (Zone à enjeux sanitaires) telle que prévue par les préfets du Finistère et du Morbihan, ceci afin de retrouver une meilleure qualité des eaux, et de permettre ainsi à terme de retrouver une activité économique conchylicole sur cet espace (mytiliculture notamment). Les informations en ma possession indiquent d’ailleurs que les analyses ont été satisfaisantes sur l’année 2025.
La préservation de notre littoral au travers du pavillon bleu sera poursuivie, et étendu au
travers du label « port propre » vers lequel nous souhaitons tendre.

Vous engagez-vous à publier régulièrement les résultats des mesures de la qualité de ces eaux sur le site internet de la commune, et autres lieux d’affichage, et notamment les alertes et interdictions ?
Vous ne devez pas ignorer que c’est déjà le cas, les analyses de la qualité des eaux sont affichées à l’entrée des principales plages de la ville, et accessibles sur notre site internet depuis 2021. Les alertes sanitaires font l’objet d’un arrêté du Maire le cas échéant, et sont dffusées à la population par nos canaux habituels (réseaux sociaux, site internet, citykomi)

Vous engagez-vous à rendre publiques, sur le site internet communal, les données disponibles sur les zones et droits d’épandage de lisier, sur l’utilisation des produits phytosanitaires dont les pesticides ?  Ces documents, à ma connaissance, ne sont pas des documents publics. Il n’est pas du ressort de la mairie de les faire respecter. Nous avons la chance d’avoir sur notre commune des agriculteurs impliqués dans la préservation de notre environnement, et nous souhaitons les accompagner plutôt que de les mettre à l’index en leur imposant de telles pratiques. Si des pratiques contraires à la loi étaient mises à jour, nous agirions en concertation avec nos agriculteurs pour préserver ensemble notre environnement.

Avez-vous comme objectif d’atteindre 50% de part de bio dans l’alimentation sur notre territoire et d’accorder la préférence aux produits d’origine locale, dans les cantines, la restauration collective (Loi Egalim) ? Quelles sont vos propositions pour faciliter l’accès de la population à ces denrées ?
Là encore, ces objectifs sont dépassés. Depuis 2020 nous allons au-delà de la loi Egalim en matière de présence de produits bio et labellisés dans nos assiettes à la restauration scolaire. Nous n’ambitionnons pas le 100% car cela nous imposerait de nous passer de produits frais naturels qui ne sont pas toujours labellisables (poisson notamment). Le contrat de restauration arrivant à son terme, la consultation prévoit toujours le même niveau d’exigence en matière de produits biologiques, de circuits courts, de produits non transformés …

Quels sont vos engagements pour préserver le bocage, les bois, les zones humides, les arbres, les chemins ruraux, et le respect de la biodiversité dans l’entretien de la voirie et des espaces publics ?
Nous nous engageons dans notre programme : « Nous poursuivrons la gestion différenciée de nos espaces verts, sentiers, chemins creux et nous réaliserons un inventaire des espaces arborés afin de mieux les préserver » Nous souhaitons également mettre en lumière la zone humide de la zone de Keranna à travers un parcours pédagogique.

Quels sont vos engagements pour stopper, et même réduire, l’artificialisation des sols, en particulier la bétonisation et veiller à la végétalisation des espaces publics comme les cours d’école ?
A Kloar, je me suis engagé dans une démarche de désimperméabilisation de nos cours d’école dès 2020, avec une promotion de cette démarche à travers des rencontres de territoire directement au sein de nos écoles. L’accompagnement via la maison de l’habitat à Quimperlé Communauté va dans le sens de la construction plus responsable et respectueuse de notre environnement. Nous y veillerons en tant que conseillers communautaires.

Comment comptez-vous concilier les attentes de la population et la préservation de la biodiversité dans la gestion de l’éclairage public ?
L’éclairage public a été nettement diminué durant la crise inflationniste du coût des énergies. Le passage à un éclairage LED sur notre ville va permettre de réduire son coût et donc de redéfinir les horaires de ces éclairages, en nous appuyant sur les usages selon les quartiers (écoles, bus, commerces,…) mais également en limitant la pollution lumineuse et son impact sur la biodiversité.

Vous engagez-vous à présenter et mettre en débat tout projet immobilier, industriel ou agricole d’importance ?
Les possibilités d’extension de nos zones à urbaniser sont aujourd’hui limitées et clairement définies. Une présentation publique pourrait être organisée si un avis de la municipalité est rendu nécessaire. En la matière, la plupart des projets nécessitent une autorisation d’urbanisme basée sur le droit, et non un avis de la mairie. Nos concitoyens ont la possibilité de déposer des recours s’ils estiment que le droit n’est pas respecté.

Quelles seront vos actions pour assurer que les règles du PLUi soient respectées et appliquées ?
Les mêmes que celles qui sont mises en œuvre depuis 18 ans. Nous disposons au sein de notre collectivité de 2 agentes d’urbanisme, d’un élu référent, et d’un policier municipal qui vérifie le respect du droit.

Vous engagez-vous à lutter contre le réchauffement climatique et comment pensez-vous réduire les gaz à eƯet de serre ?
Ici encore, nous sommes engagés dans une décarbonation de nos usages, que nous souhaitons intensifier. Production d’énergies renouvelables, isolation de nos bâtiments publics, développement d’un nouveau réseau de chaleur, sobriété énergétique, autant de mesures qui guideront nos pratiques au quotidien.
Au vu de l’étendue de vos préoccupations environnementales et de vos questionnements, je me tiens à votre disposition pour échanger …

Julien Le Guennec
Vivre ensemble à Kloar

 

Le Trévoux, réponse de la liste Unie.e.s pour le Trévoux

Nous vous remercions pour votre courrier qui témoigne de votre engagement dans la protection de notre environnement et qui soulève des questions très précises.

Notre commune est déjà très engagée sur les sujets environnementaux et a mis en place des mesures concrètes pour améliorer la gestion et la qualité de l’eau, limiter la pollution lumineuse, sensibiliser la population sur les questions environnementales via l’affichage et les réseaux sociaux, favoriser les mobilités douces et améliorer la gestion des déchets.

Certains membres de notre liste font d’ailleurs partie de votre liste de diffusion et sont très sensibles aux sujets que vous abordez.

Notre programme prévoit de poursuivre les actions déjà engagées et de les développer. Nous vous invitons à le consulter sur le site internet dédié : https://uniespourletrevoux.com/

Les questions que vous soulevez méritent d’être abordées lors de nos réunions de travail et nous sommes tout à fait disposés à entendre vos propositions. En effet, nous pensons qu’il est primordial pour mettre en place nos actions, de nous appuyer sur la participation citoyenne et l’appui d’associations engagées comme la vôtre nous sera d’une grande aide pour sensibiliser nos citoyens et trouver des solutions innovantes à ces différentes problématiques, dans l’intérêt du développement de notre territoire et de nos concitoyens et dans la limite des moyens financiers dont nous disposons à l’échelle de notre petite commune.

Aussi nous vous proposons de revenir vers nous après les élections pour convenir d’une rencontre et échanger autour de ces questions.

Nos informations vous intéressent, abonnez-vous à notre lettre d’information.

Je partage cet article :

Une réflexion sur “Elections municipales – Les réponses des candidats aux questions de Rivières et Bocage

  • Nathalie & Philippe BOUDEAU

    Un questionnaire complet pour les élus.
    La fiabilité de leurs propos reste une énorme incertitude pour nous les habitants de la commune.
    Les enjeux économiques primes toujours avant la protection de la nature.
    Les pouvoirs des maires sont assez limités .
    Les luttes par des manifestations semblent inefficaces face à un pouvoir réellement dans le déni.
    Alors que faire ?
    Seule la prochaine génération sensibilisée à l’importance de notre environnement, et
    répartie à tous les niveaux de la société, aura le pouvoir de faire changer les choses.
    Évidemment l’éducation doit aussi intégrer la résistance face aux lobbies.
    Une solution aujourd’hui la plus efficace c’est les médias .
    Une bonne idée est de communiquer sur les événements négatifs produits par la pollution, comme vous le faites régulièrement dans votre association, et d’inonder les médias. Par exemple, en invitant des journalistes de la télévision nationale.
    Evidemment on peut intervenir soit d’une manière conventionnelle (action en justice), soit d’une façon plus radicale. Cependant, ces actions sont à mon sens insatisfaisantes dans les deux cas. La justice étant trop lente, d’une part, et les actions violentes hors la loi d’autre part. En tout état de cause, il y a une réelle urgence à agir.

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